Ramener la guerre à la maison

Un processus thérapeutique, et notamment en Analyse Psycho-Organique, peut amener à éclairer, creuser ou découvrir l’histoire transgénérationnelle de son analysant.e. Il est alors possible pour ce dernier de sentir et de comprendre ce qui lui a été légué et ce dont il a hérité, de façon consciente et inconsciente. Ce documentaire audio évoque l’enquête d’une jeune femme sur une histoire familiale qui traverse les générations. 


 Découvrez chez Arte Radio, le documentaire d’Anaïs Theras, « Ramener la Guerre à la Maison » : « Passionnée de boxe et de tir, jusqu’à maintenant, Anaïs n’avait aucun problème avec sa façon de se défendre, même si cela devait impliquer une certaine violence. Ce n’est qu’après avoir quitté la France pour le Canada, et être devenue mère, qu’elle a commencé à se poser des questions : le jour où, pour ne pas frapper son fils de quatre ans, elle l’effraie en cognant sur un mur, elle se souvient de la peur que lui inspiraient les accès de colère de sa propre mère. D’abord réticente à l’idée de participer à l’enquête de sa fille, cette dernière finit par accepter de poser sa voix et d’ouvrir les portes de son passé dans le cadre d’une médiation. Anaïs apprend alors que son grand-père, lorsqu’il était ivre, avait des épisodes violents durant lesquels il battait sa femme et, parfois ses enfants. Elle découvre également qu’il faisait partie des “groupes de choc” mis sur pied en métropole par le FLN pour encadrer et surveiller l’immigration algérienne et commettre des attentats contre le gouvernement français.

Au Canada, Anais a découvert la notion de traumatisme intergénérationnel liée à la colonisation qu’ont subi les peuples autochtones. La Jeune femme s’interroge alors : sa violence prendrait-elle source dans un traumatisme intergénérationnel en lien avec la Guerre d’Algérie ? De révélation en explication, avec l’aide d’une psychiatre, d’une psychothérapeute autochtone mohawk et d’un historien, son récit familial intime sonde jusqu’en Kabylie les souvenirs enfouis et contradictoires des siens, pour se heurter à un passé insoupçonné, enraciné dans la violence de l’Histoire, principalement coloniale.»

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