Folie Douce – Dépression des femmes: tout à faire avec Lucie Joly

Lauren Bastide, journaliste, autrice et productrice reçois deux fois par mois dans son podcast Folie Douce des personnalités issues du monde de la culture ou des sphères militantes pour parler de santé mentale en profondeur, avec bienveillance, douceur, mais aussi humour.

Dans Folie Douce, sont abordés des sujets encore tabous, comme la dépression, le burn out, les troubles du comportement alimentaire, la bipolarité, le trauma, sous un angle engagé. Car la santé mentale ne peut pas être une question individuelle : elle doit être un projet collectif.

Dans Folie Douce, sont abordés des sujets encore tabous, comme la dépression, le burn out, les troubles du comportement alimentaire, la bipolarité, le trauma, sous un angle engagé. Car la santé mentale ne peut pas être une question individuelle : elle doit être un projet collectif.

Lauren Bastide introduit ainsi son dernier épisode : « Vous avez de la chance : vous vous apprêtez à passer 45 minutes en compagnie de l’une des psychiatres les plus brillantes de France, et surtout l’une des rares à se préoccuper sérieusement du genre dans la recherche : Lucie Joly.
Depuis des années, elle consacre sa pratique clinique aux différents visages que revêt la dépression chez les femmes ; si bien qu’elle parle de “dépressions” au pluriel. En binôme avec son confrère Hugo Bottemanne, avec lequel elle a coécrit La Dépression au féminin, elle se penche en ce moment sur un sujet peu exploré : le lien entre l’intéroception – le ressenti de l’intérieur du corps – et les fluctuations émotionnelles. Incroyable non ?
Incroyable, aussi, que les symptômes de la dépression chez les femmes soient qualifiés d’“atypiques”, parce que les critères ont été établis à partir de l’observation clinique d’hommes. Et ce, alors que les femmes sont bien plus touchées par la dépression que les hommes !
Lucie Joly appelle à affiner la définition des dépressions au féminin – parce qu’une dépression ménopausique n’est pas une dépression du post-partum, et qu’il reste tout à faire pour la compréhension et la prise en charge du trouble dysphorique prémenstruel. Elle parle aussi du mystérieux syndrome du bébé fantôme, des effets positifs (si,si) des fluctuations hormonales sur nos fonctions cognitives, et évidement des dimensions culturelles et sociales (injonctions au bonheur, culpabilité…) dans lesquelles tout ceci baigne. La question la plus importante que je lui pose dans cet épisode, c’est si elle a souvent besoin de dire à ses patientes qu’elles ne sont pas folles.
Je pense que vous connaissez la réponse. »

Laisser un commentaire